Rentrée 2019 : la GSA l’emporte sur les prix, les spécialistes la talonnent

Le cabinet de consultants en stratégie Simon Kucher & Partners a édité une étude portant sur les prix de la rentrée scolaire 2019 dans la grande distribution, chez les spécialistes et les pure players du web. Onze enseignes ont été auditées (Amazon, Cdiscount, Rue du Commerce, Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Monoprix, Bureau Vallée, Cultura et Office Depot) sur les prix de 32 articles représentatifs des listes scolaires. 9 000 prix ont ainsi été relevés entre mi-juin et fin août.

La GSA moins chère
La guerre des prix est gagnée par la grande distribution avec Leclerc et Carrefour en tête des tarifs les plus attractifs, respectivement 27% et 25% moins chers que l’ensemble des acteurs en marques nationales. La GSA est talonnée par les spécialistes qui assurent un panier moyen 9% moins cher que la moyenne. Quant aux acteurs du e-commerce, ils se distinguent par un positionnement particulier avec des prix nettement au-dessus pour certaines familles de produits, notamment sur les market places, ou des tarifs légèrement inférieurs sur d’autres. Simon Kucher & Partners relève aussi que le panier moyen en marques de distributeurs coûte 48% moins cher qu’en marques nationales. En revanche, faire ses courses en début d’été n’est pas plus avantageux : le panier moyen perdrait 22% en moyenne entre mi-juin et fin août.

Le nombre d’articles « rentrée des classes » référencés est très supérieur chez les pure players et les spécialistes (entre 2 400 et plus de 50 000 références, alors que la GSA a moins de produits en catalogue, entre 500 et 800, sauf Auchan qui propose dix fois plus d’articles sur cette période. Une nouveauté cette année est le développement chez les enseignes de services permettant de simplifier les courses, comme les listes scolaires préparées. Clairement, les consommateurs sollicitent la grande distribution pour les prix, et le commerce spécialisé pour la proximité, puisque l’étude montre que l’expérience client est mieux notée dans ces enseignes que chez les pure players du e-commerce.

 

Article en lien