France le 25.01.2012
Pour atteindre son objectif de diminution de 15 % de ses émissions fossiles de CO2 à l’horizon 2020, le papetier va faire une utilisation accrue de modes de transport alternatifs pour la logistique, et notamment du transport fluvial. En septembre 2008, UPM mettait en place un nouveau dispositif de transport fluvial entre Rouen et le port de Gennevilliers dans la région parisienne afin d’acheminer les papiers à recycler vers son usine Chapelle Darblay et au retour de livrer des bobines de papier aux imprimeries franciliennes. En 2010, c’est entre Le Havre et Rouen qu’un tel dispositif a été mis en place, puis à Strasbourg pour acheminer par voie fluviale et par le rail du carbonate de calcium en provenance de la Champagne. Enfin depuis 2011, l’usine de Docelles en Lorraine est approvisionnée en pâte à papier également par la voie fluviale. Ces différents dispositifs ont permis d’éviter le déplacement de 9000 camions par an, pour part sur plusieurs autoroutes régulièrement très encombrées comme l’A13, l’A14, l’A86 ouest, l’A4, l’A5 et l’A31. Ils ont eu pour effet une réduction de 40% de CO2 en moyenne, une meilleure planification des envois ainsi qu’une réduction des stocks.
Au cours de la période 2012-2015, le papetier prévoit de développer encore le transport fluvial avec la mise en service d’un deuxième bateau sur la Seine en amont de Paris et l’Oise. Des transports alternatifs au départ du Nord de la France vont également être utilisés pour expédier le papier à recycler à Grand Couronne. Le rail sera utilisé pour le transport de biomasse de bois dans le cadre du projet « Biomass to Liquid » de UPM Stracel. 150 000 tonnes de bois vont transités en fluvial sur la zone Moselle / Rhin et 150 000 tonnes par le rail sur la zone Bourgogne / Franche Comté. En ce qui concerne le transport routier, le papetier étudie la mise en œuvre de nouveaux tracteurs routiers intégralement au GNV / Bio méthane.
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