France le 01.03.2010
Dans le cadre de son action contre la massification des achats publics qui écartent les entreprises locales de ces marchés, la FEB a rédigé un courrier type que ses adhérents pourront envoyer dans les prochains jours à leurs députés, sénateurs et conseillers régionaux. Cette lettre explique les préjudices subis par les PME vendant des fournitures et du matériel de bureau du fait de la politique de l’Etat, de l’élargissement des missions de l’UGAP et du non-respect de celles du service des achats de l’Etat – SAE -, créé pour s’assurer que les achats de l’Etat sont effectués dans les conditions économiquement les plus avantageuses, qu’elles respectent les objectifs de développement durable et de développement social, mais aussi dans des conditions favorisant le plus large accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique. Or, dans les faits, le principe de la massification sonne la fin des appels d’offres à l’échelon régional, ce qui aboutit de fait à écarter les PME puisqu’elles n’ont pas la capacité de livrer de tels volumes sur tout le territoire, est-il expliqué dans ce courrier qui souligne également l’aberration économique consistant à se priver de services de proximité, de prix compétitifs et d’une réactivité appréciés par les clients soucieux de maintenir une compétence locale. Ce courrier demande le soutien actif des élus nationaux et locaux «pour dénoncer cette pratique auprès du gouvernement et prendre immédiatement les mesures appropriées pour obtenir des aménagements qui permettront de ne pas pénaliser les PME qui, ne l’oublions pas, sont un des éléments moteurs de la vie économique et sociale d’un département ou d’une région.»
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