France le 06.07.2010
L’achat durable est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Une étude réalisée par le cabinet Ernst & Young entre janvier et mars 2010 auprès de 100 grandes entreprises françaises sur l’intégration des principes de développement durable dans les stratégies d’achat des entreprises montre qu’elles ont mis en place différentes initiatives opérationnelles, pour intégrer la dimension développement durable dans leurs politiques d’achats. 70% des répondants citent comme initiative première le recueil de données environnementales sur les produits auprès des fournisseurs. 67% mentionnent l’achat de prestations de recyclage de déchets et/ou la création de filière de recyclage avec certains fournisseurs et 65% mentionnent le recours à des fournisseurs à vocation sociale. L’intégration du développement durable au sein de la filière achats ne se fait pas sans mal, car des éléments de court terme, comme la pression à la baisse des coûts, entrent en contradiction avec les concepts de "coût complet" et d’approche de long terme inhérents au développement durable, dont les bénéfices ne se mesurent pas toujours facilement. 56% des personnes interrogées estiment que le coût de la démarche pour l’entreprise est un handicap majeur en particulier dans un contexte de fortes restrictions budgétaires et d’optimisation des coûts et 42% du panel souligne la difficulté à mesurer les résultats concrets du développement durable et le manque d’indicateurs de mesure. L’étude révèle également que plus des trois quarts des entreprises interrogées déclarent prendre en compte des critères de développement durable dans leur choix de fournisseurs. Dans ce cas, ils déclarent porter une attention particulière à la certification des sites, au respect des droits et des conditions de travail et à l’existence d’une charte environnementale au sein de l’entreprise.
"La maturité des entreprises en matière de développement durable relatif aux achats a passé un cap significatif" constate Eric Salviac, Directeur chez Ernst & Young Advisory. "Au-delà de la mise en conformité puis de l’image, il s’agit désormais d’un sujet de compétitivité et de proposer une offre répondant à une demande clients. jouer seulement sur l’image et la perception n’est plus d’actualité. Il faut agir d’abord et communiquer ensuite sur des actes".
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