France le 12.01.2012
L’année 2011 a été décevante pour l’industrie papetière française qui avait tablé sur une poursuite de la croissance en 2011. Après un premier semestre prometteur, l’activité s’est dégradée au second semestre 2011. La consommation apparente de papiers et cartons, qui s’est située à 9,7 millions de tonnes, a enregistré une baisse de 2,2 %. La production de papiers et cartons a reculé de 3,2 %, soit une baisse plus forte que dans la plupart des autres pays européens où la moyenne est de - 1.8 % sur l’année. Ces résultats traduisent un décrochage réel de l’outil industriel français. Des capacités de production de près de 600.000 tonnes de papiers et cartons ont été arrêtées définitivement au cours de la seule année 2011. Et cette perte de capacité n’a pas été compensée par de nouveaux investissements majeurs.
L’industrie papetière est actuellement dans une période de mutation, qui conduira nécessairement à des phases de restructuration et à de nouvelles orientations stratégiques, estime Copacel, qui voit dans le renforcement de leurs activités de Recherche et Développement et l’exploitation des technologies les plus récentes la possibilité de créer des produits à valeur ajoutée répondant aux nouvelles attentes des consommateurs dans les domaines de la communication et de l’emballage. Autre piste, la mise en service de bio-raffineries ouvre également des opportunités pour le développement de produits précurseurs, substituts de matières fossiles dans de nombreux domaines incluant des produits énergétiques.
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