France le 03.09.2010
Dans un communiqué de presse paru hier, la Fédération de l’Equipement du Bureau et de la Papeterie attire l’attention sur les risques que représentent pour les territoires la politique de massification des achats de l’Etat Pris en tenaille entre le SAE (Service des Achats de l’Etat) et l’UGAP (Union des Groupements d’Achats Publics), les entreprises de la FEB se voient exclues de la commande publique. La FEB salue le louable effort d’économie de l’Etat, mais elle souligne les effets pervers de la massification des achats publics et ses conséquences à la fois économiques, sociétales et écologiques. «Au niveau économique, la perte de la commande publique pour les entreprises de la FEB représente un quart du chiffre d’affaires global des entreprises. Il s’agit donc de 20 000 à 25 000 emplois qui sont en jeu. Ainsi les économies faites par l’Etat vont être dépensées pour indemniser des demandeurs d’emploi : quelle peut alors être l’économie pour la collectivité nationale quand on sait qu’elle doit consacrer 40 000 euros pour permettre à un chômeur de retrouver un emploi ?», interroge la FEB. Le SAE et l’UGAP ont aussi des conséquences en termes sociétaux dans la mesure où ils contredisent la politique d’aménagement du territoire et de réduction des inégalités régionales. Enfin l’objectif de développement durable n’est pas respecté : le stockage de gros volumes, leurs transports sur tout le territoire national engendrent des surcoûts et des effets de pollution non négligeables.
«Les acteurs de la FEB ne sont pas dans l’optique de freiner la modernisation de l’Etat ou de contribuer à l’aggravation de nos finances publiques», est-il souligné dans le communiqué de presse. «Au contraire, les objectifs de la FEB sont le maintien d’une économie régionale, la rationalisation de la dépense publique, l’adoption d’une politique de développement durable, en accord avec la politique générale du gouvernement. Mais ces objectifs ne peuvent être atteints si l’on ne permet plus aux PME de participer aux appels d’offres nationaux.»
Dans ce contexte la FEB avance trois propositions :
Des appels d’offres régionaux, permettant aux PME locales de répondre
Une prise de conscience de la « responsabilité sociale » du SAE vis-à-vis du tissu économique local
Une égalité de traitement des PME face aux appels d’offres
La FEB se déclare prête à discuter de ces propositions avec les dirigeants politiques, les dirigeants économiques, les responsables d’associations et tout autre membre du corps social.
Retour page précédente