La Fédération Eben mesure l’impact du Covid-19 sur le bureau et l’IT

Dans une enquête menée auprès de 2 000 de ses adhérents, entreprises du bureau et du numérique, la Fédération Eben mesure le premier impact de la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 sur le secteur bureautique. Parmi les 228 répondants, 31% évoluent dans l’impression numérique – reprographie, 27% dans les télécoms, 44% dans l’informatique – IT, 28% dans les solutions d’impression, 15% dans le mobilier de bureau et 13% dans la papeterie – fournitures de bureau et scolaires.  Plus de la moitié sont des entreprises entre 10 et 49 salariés et 38% entre 1 et 9 salariés, donc des PME en majorité.

Voici les principaux enseignements de cette enquête rendue publique me 15 avril 2020 :

Ouverture/Fermeture
88% d’ouvertures en mode dégradé ;
9% d’arrêt total de l’activité ;
3% d’ouverture dans modification de l’activité.

Activité partielle
93% des entreprises du bureau ont fait une demande d’activité partielle ;
82% ont été acceptées.

Baisse de chiffre d’affaires
10% ne relèvent aucune baisse de CA ;
30% entre 0 et 30% de baisse ;
24% entre 30 et 50% de perte de CA ;
29% entre 50 et 70% de chute ;
7% entre 70 et 100% de perte d’activité.

Les collaborateurs
76% des entreprises pratiquent le télétravail pour tous ou partie des salariés.
72% prévoient d’imposer la prise de congé avec un accord d’entreprise ou l’accord de branche.
16% des salariés ont invoqué leur droit de retrait pour cesser le travail.

Paiements et créances
Les retards de paiements sont légion : 81% des sondés en enregistrent.
76% des entreprises interrogées continuent pourtant de payer leurs factures à date.

Aides
59% ont demandé une aide à leurs banquiers, 15% l’ont fait à leur assureur et leur banquier, 2% à leur assureur uniquement, 24% ne les ont pas sollicités.
63% des entreprises du bureau ont fait une demande de décalage des échéances fiscales et sociales (25%  supplémentaires ont prévu de le faire).
42% ont sollicité un prêt garanti par l’État et 26% ont prévu de le faire.
Le fonds de solidarité n’est d’actualité que pour 18% des sondés.

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