Crise du Covid-19 : le soutien aux entreprises est prolongé, atteignant 100 milliards d’euros

Alors que le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé hier 13 avril 2020 le maintien du confinement jusqu’au 11 mai 2020, le Gouvernement a réaffirmé son soutien aux entreprises françaises avec le prolongement des mesures d’accompagnement économique, notamment à destination des TPE et PME. Le lendemain, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a indiqué qu’au total, les fonds publics déployés s’élèveraient à plus de 100 milliards d’euros, contre les 45 milliards initialement prévus. Les secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, la culture, etc., dont la réouverture n’est pas prévue avant juillet, devraient également bénéficier d’un plan spécial.

Dans son allocution télévisée, le Président a donc confirmé que les mesures de chômage partiel et de financement des entreprises en difficulté seraient prolongées et renforcées pour protéger les 8 millions de salariés concernés. Son ministre de l’Économie Bruno Le Maire a estimé le coût de l’activité partielle à 24 milliards d’euros.
Emmanuel Macron a également demandé aux banques de revoir leurs échéances concernant les prêts, et aux assurances de participer à la solidarité économique en faisant des efforts. Bruno Le Maire a aussi appelé les foncières à être plus souples sur le paiement des loyers par les entreprises les plus fragiles.
Pour les prêts garantis par l’État, les conditions d’obtention devraient être assouplies. Les entreprises en difficulté (en redressement par exemple) sont désormais éligibles. 10 milliards d’euros de crédits auraient déjà été accordés selon Bruno Le Maire.
Du côté du fonds de solidarité, à savoir la prime de 1 500 euros pour les entreprises interdites d’ouverture et enregistrant une baisse d’au moins 50% de chiffre d’affaires sur le mois en cours, il sera prolongé et étendu aux structures en difficulté, auparavant exclues du dispositif. 900 000 entreprises ont fait une demande pour mars 2020. Les moyens alloués passent ainsi de 1 à 7 milliards d’euros. Un second volet du fonds de solidarité sera géré par les régions et permettra aux entreprises menacées de faillite de toucher entre 2 000 et 5 000 euros.

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