Coronavirus : le Gouvernement ferme les commerces

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Dans une allocution diffusée le 14 mars 2020, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé le durcissement des mesures pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Face à une application insuffisante des mesures de limitation des rassemblements par les citoyens, le processus de « distanciation sociale » est approfondi. « En lien avec le Président de la République, j’ai donc décidé, jusqu’à nouvel ordre, la fermeture à compter de ce soir minuit de tous les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays. […] Il s’agit également de tous les commerces à l’exception des commerces essentiels », a déclaré le Premier Ministre, entendant par ces termes les magasins et marchés alimentaires, les pharmacies, les stations essence, les banques, bureaux de tabac et presse.

Ce matin 16 mars 2020 est ainsi paru un arrêté au Journal Officiel précisant les modalités de cet arrêt brutal du commerce en France. Le texte précise que l’ensemble de la catégorie M, magasins de vente et centres commerciaux, est concerné par l’interdiction d’accueil du public, « sauf pour leurs activités de livraison et de retraits de commandes ». Comme l’explique la Fédération Eben dans un communiqué, la liste des activités pouvant continuer à accueillir du public comporte les commerces alimentaires mais aussi :
– Le commerce de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé ;
– Le commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé ;
– Le commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé ;
– Le commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé ;
– La réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques ;
– La réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication ;
– La réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques ;
– La réparation d’équipements de communication.

Pour les commerçants contraints de réduire leur activité, ou de fermer leurs établissements, se voient proposer différentes solutions : report de paiement de charges, mise en chômage partiel, prêts de trésorerie par Bpifrance, pas de pénalités en cas de retard en cas de retard de livraison sur les marchés publics, etc. Pour en savoir plus, la Fédération Eben a conçu une information spéciale, à lire ici.

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