Coronavirus : Bruno Le Maire ouvre la porte aux librairies

Image par S. Hermann & F. Richter de Pixabay

Depuis la mise en confinement du territoire, les Français redécouvrent la lecture. Le hic ? Les librairies sont fermées, et laissent un plein champ d’action au géant Amazon. D’une part, les libraires indépendants regrettent de ne plus être approvisionnés alors que les marchands en ligne le sont toujours. D’autre part, ils déplorent que le livre n’ait pas été considéré comme un produit essentiel. Le Syndicat de la librairie française s’interroge : « Si la vente de livres en librairie n’est pas indispensable à la vie de la Nation, pourquoi la vente de livres par Amazon ou en hypermarché l’est-elle ? » Ce matin 19 mars 2020, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a été interrogé à ce propos sur France Inter. Il a indiqué qu’à titre personnel, il considérait les librairies comme un commerce de première nécessité. Une réflexion devrait être ouverte avec le ministère de la Culture pour éventuellement permettre la réouverture des librairies dans des règles sanitaires strictes (clients admis un par un, qu’ils se contentent d’acheter leurs livres et repartent immédiatement, et à condition qu’elles ne deviennent pas des lieux de rassemblement ni de flânerie).

Nous souhaitons qu’il y ait un guide des bonnes pratiques adopté par les partenaires sociaux le plus rapidement possible, et qui serve de référence pour chaque chef d’entreprise. »
Bruno Le Maire, le 19 mars 2020 sur France Inter.

La colère gronde également chez les salariés d’Amazon qui ont manifesté à Saran dans le Loiret. Ils appellent à la fermeture des entrepôts pour des raisons sanitaires, les conditions d’hygiène et de sécurité étant insuffisantes selon eux. De même, 300 à 350 salariés du site de Lauwin-Planque, dans le Nord, ont exercé leur droit de retrait. Les syndicats et représentants du personnel ne comprennent pas pourquoi Amazon a bénéficié d’une dérogation, arguant que l’activité n’est pas de première nécessité puisque moins d’1% du stock est alimentaire. La direction d’Amazon a durci le ton face à ces salariés, faisant appel à des intérimaires et contestant le droit de retrait (les jours non-travaillés ne seront pas payés). Le ministre Bruno Le Maire a considéré ces pressions comme inacceptables sur France Inter.

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