Bureau Vallée crée son fonds de dotation

Bruno Peyroles, fondateur et président de Bureau Vallée, a annoncé le 9 mars 2020 la création du fonds de dotation « Bureau Vallée, pour une planète heureuse ». 20% du capital de Bureau Vallée a d’ores-et-déjà été transmis au fonds, qui deviendra l’actionnaire principal et unique de l’enseigne progressivement.
Pour Bruno Peyroles, cette démarche l’investit moralement auprès des franchisés puisqu’elle l’engage à ne pas revendre l’entreprise. Par ailleurs, cette nouvelle donne est le reflet du souhait « d’installer Bureau Vallée dans le 21ème siècle. C’est une volonté de remise en cause du modèle capitalistique qui a permis la révolution industrielle, l’extraordinaire succès du libéralisme et qui trouve ses limites dans l’ultra concentration des fortunes et l’épuisement de la planète », affirme le fondateur. Selon lui, la création de ce fonds de dotation est également une initiative philanthropique puisqu’il soutiendra des projets écologiques, démographiques et/ou solidaires, « en particulier dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, des alternatives éco et socio-responsables, en privilégiant notamment les projets à dimension entrepreneuriale mis en œuvre en priorité dans les territoires où le réseau Bureau Vallée est implanté afin de favoriser l’implication de ses collaborateurs et franchisés », précise le communiqué. Le fonds de dotation Bureau Vallée est cofondé avec Christel Jaffres, actuelle directrice générale de l’enseigne.

Un fonds de dotation, comment ça marche ?
Un fonds de dotation est un organisme à but non lucratif, créé par une ou plusieurs personnes physiques ou morales (entreprise, association, fondation ou particulier pour le droit privé, Etat, établissements publics, etc. pour le droit public), pour réaliser une œuvre ou une mission d’intérêt général, ou pour aider un autre organisme à but non lucratif à accomplir une œuvre ou une mission d’intérêt général en lui accordant des financements. « Il peut s’agir d’une œuvre à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel. L’organisme d’intérêt général peut aussi avoir pour objet la mise en valeur du patrimoine artistique, la défense de l’environnement naturel ou la diffusion de la culture, de la langue et des connaissances scientifiques françaises », souligne le site Service-Public.fr. Dans les faits, ce statut juridique créé en 2008 par la loi de modernisation de l’économie se situe entre les obligations des associations et celles des fondations. Ce format plus flexible permet de recevoir des biens et droits de toute nature, et de les exploiter commercialement dès lors que les profits sont affectés au financement de l’activité d’intérêt général. L’administration du fonds est aussi simplifiée. Un autre avantage est la fiscalité du format puisque 60% du montant des dons est déductible de l’impôt sur les sociétés.

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