Activité partielle : si vous misiez sur la formation ?

Image: Rudy and Peter Skitterians pour Pixabay

Mise en chômage partiel, prise de congés… Chacun tente de résoudre l’équation de l’activité partielle voire interrompue. Une des options qui s’offrent aux chefs d’entreprises est de profiter de cet épisode pour faire monter en puissance les compétences des salariés. Et si la solution, c’était la formation ?

En effet, le ministère du Travail explique que « la crise épidémique liée au coronavirus peut faire varier l’activité d’une entreprise à la baisse. En cas de sous-activité prolongée, voire d’arrêt total de l’activité, l’entreprise peut demander à bénéficier du FNE-Formation en lieu et place de l’activité partielle afin d’investir dans les compétences des salariés ». Le FNE-Formation, ou Fonds national pour l’emploi, propose ainsi des conventions entre l’État (via les Direccte) et une entreprise ou un OPCO pour la mise en œuvre de mesures de formation professionnelle. Cet organisme est particulièrement mobilisé pour les entreprises ou groupements d’employeurs de moins de 250 salariés.

Des formations éligibles au FNE
La Fédération Eben (réunissant les entreprises du bureau et du numérique) et son partenaire formation Negociance proposent donc des parcours de formation à distance éligibles au FNE-Formation. Au programme, des parcours de formation Microsoft certifiant pour les techniciens et administrateurs réseau (Office 365, Windows Server 2016 et actualisation 2019, Azure, etc.), des parcours bureautiques Excel/Powerpoint et sur l’utilisation des outils collaboratifs Teams/Sharepoint/One Drive, et des parcours sur le management éventuellement axés sur le management à distance en lien avec les outils collaboratifs.

En pratique…
D’un point de vue organisationnel, la fédération précise que l’ensemble des entreprises, quel que soit leur effectif ou leur secteur d’activité, ayant des salariés placés en activité partielle sont éligibles pour ces salariés, à l’exception des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation. Tous les salariés sont éligibles, indépendamment de leur catégorie socio-professionnelle ou de leur niveau de diplôme, à l’exception des alternants. Les agents instructeurs pourront s’appuyer sur les données issues de l’extranet APART afin de s’assurer que l’entreprise est bien en situation d’activité partielle. L’entreprise doit établir la liste nominative des personnes placées en activité partielle et suivant les formations. Des vérifications a posteriori sont possibles.
L’État prend en charge 100 % de ces coûts pédagogiques, sans plafond horaire. Si le coût est inférieur à 1500 euros par salarié, la Direccte peut donner son accord. Au-delà de ce montant, le dossier doit faire l’objet d’une instruction plus détaillée. En contrepartie des aides de l’État, l’employeur doit s’engager à maintenir dans l’emploi le salarié formé pendant toute la période de la convention. La formation doit permettre au salarié de développer des compétences et renforcer son employabilité, quel que soit le domaine concerné.
La Fédération Eben attire également l’attention sur le fait que les interlocuteurs pour les projets de conventions de formations sont les Direccte et les OPCO (ou les conseillers formation auprès des OPCO).

Article en lien