Pour Xerfi, 2022 est à haut risque pour l’industrie de la papeterie

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Dans un focus sur l’industrie française de la papeterie, le cabinet d’études Xerfi Specific revient sur l’évolution du marché ces dernières années. Il distingue notamment trois séries de données :

1.
Pour Xerfi, le tissu industriel est « sur la défensive. 95 établissements étaient recensés en 2020, un tiers a disparu depuis 2008. Les effectifs salariés sont également en fort repli. C’est aussi un secteur très concentré : 5% des acteurs s’arrogent 41% du chiffre d’affaires total avec des groupes très ouverts à l’export comme Exacompta Clairefontaine, Hamelin ou Bic. Pour autant, la France affiche un déficit commercial pour ces produits. »

2.
Le cabinet d’études évalue ensuite le positionnement de l’industrie de la papeterie française en Europe : « Leader sur les segments des cahiers avec 28% de la valeur totale de la production européenne, elle est aussi première dans les stylos et crayons à bille avec 15% de la production. Dans les articles pour l’organisation, la France est 2e. 2e aussi dans les articles de correspondance comme les enveloppes avec 21% de la production. »

3.
Une troisième série de données estime que l’activité dans l’Hexagone est en déclin. « Avec l’essor des usages numériques, ménages et entreprises ont réduit de 20% leur consommation en fournitures de bureaux entre 2008 et 2016. Au total, le chiffre d’affaires a chuté de 34% depuis 2008 et pousse les industriels à se restructurer, d’autant que la concurrence internationale est vive », précise la publication.

Pour conclure, Xerfi Specific signale qu’après une année 2020 noire, 2021 a été performante sans toutefois inverser la tendance à la baisse de la consommation. A cause du contexte géopolitique, de la hausse des coûts de production et des difficultés d’approvisionnement, le cabinet considère que « 2022 s’annonce à très haut risque ».

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