Fellowes sensibilise à l’ergonomie sur le lieu de travail avec Emma, la collègue du futur

Dans une étude publiée le 24 octobre, Fellowes dévoile un portrait alarmant du salarié du futur. Emma vient tout droit de 2040. Elle travaille dans des bureaux en Europe et multiplie les maux à cause de ses mauvaises conditions de travail. Le fabricant américain de solutions ergonomiques souhaite ainsi alerter les entreprises et les pouvoirs publics sur l’importance d’intégrer une approche ergonomique à l’aménagement des lieux de travail pour éviter des surcoûts liés à la santé du travail.

Après vingt ans d’activité, Emma cumule donc les problèmes. En plus de son dos voûté, elle souffre d’eczéma causé par le stress, et de varices liées à une mauvaise circulation sanguine. Comme des milliers de travailleurs tertiaires, elle est victime de sa sédentarité : elle a pris du poids, ressent des raideurs dans les jambes et ses yeux sont secs et rouges après de longues heures passées devant les écrans. Quant à ses poignets et ses chevilles, ils ont enflé en raison de mouvements trop répétitifs. Et pour compléter le tableau, ses oreilles comme son nez montrent une pilosité excessive en raison de la mauvaise qualité de l’air de ses bureaux. Pour l’heure, Emma n’est qu’un personnage fictif mais « si nous n’apportons pas des changements radicaux à notre vie professionnelle, tels que le fait de bouger davantage, d’améliorer notre posture au bureau, de prendre régulièrement des pauses pour marcher ou améliorer l’aménagement de notre poste de travail, nos bureaux vont nous rendre très malades. Les employés vont souffrir à l’avenir de problèmes de santé aussi graves qu’au temps de la révolution industrielle », prédit William Higham, expert des comportements du futur mandaté par Fellowes pour cette étude.

Quelques chiffres
Selon Fellowes, 67% des salariés français souffrent déjà d’un mal de dos, 59% de maux de tête et 57% de fatigue oculaire, maux qui seraient directement liés à leur espace de travail. Malgré ces chiffres, les employeurs ne semblent pas encore avoir pris la mesure de l’enjeu. Parmi les salariés qui ont demandé l’amélioration de leur poste de travail, plus de la moitié (54%) attend toujours une résolution et près de deux sur dix (15%) affirment que leur direction n’a pas pris leur plainte au sérieux.

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