La Fédération Eben évalue le moral des entreprises du bureau

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En fin d’année 2021, la Fédération Eben (réunissant les entreprises du bureau et du numérique) a mené une étude de conjoncture pour sonder le moral de ses adhérents à l’aube de la nouvelle année. Pour la moitié des dirigeants interrogés, la situation restera stable dans les mois à venir. 31% pensent qu’elle se dégradera, tandis que 19% estiment qu’elle s’améliorera. « Les plus pessimistes sont les distributeurs de papeterie – fournitures de bureau puisque 63% d’entre eux prévoient une dégradation de la situation globale au cours des prochains mois, suivis des distributeurs en solutions d’impression (47%) puis des prestataires en impression numérique (31%) », note la Fédération Eben.
Cet état d’esprit est notamment le résultat des hausses des coûts d’exploitation. Huit dirigeants sur dix disent que le prix de l’énergie a un impact sur la santé de leur entreprise. Pour remédier à ces augmentations, 38% souhaitent réduire leur consommation (en diminuant les déplacements par exemple) et 36% devraient réévaluer leurs tarifs. Mêmes préoccupations avec les matières premières et les approvisionnements. 92% des entreprises sont touchées par les hausses de prix (100% dans les secteurs de la papeterie, du mobilier de bureau et de l’impression numérique). 18% des répondants les répercutent intégralement sur les prix de vente et 61% partiellement. 87% éprouvent également des difficultés à s’approvisionner (94% dans la distribution de solutions d’impression et 90% dans l’IT).

L’emploi en tension
Un autre sujet pour les dirigeants d’entreprises du bureau et du numérique est l’emploi, que ce soit en termes de recrutement ou de maintien de la masse salariale. En effet, 7 sondés sur 10 craignent qu’un concurrent ne débauche leurs salariés. Pour éviter ces départs, 65% améliorent les conditions de travail et 42% majorent les salaires. Du côté des recrutements, 79% sont à la recherche de profils dans un métier jugé en tension. Parmi eux, 83% constatent que les prétentions salariales des candidats sont plus élevées, et 79% ont consenti à augmenter le salaire moyen à l’embauche.

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