3 questions à Stéphanie Verrier (Trodat France), élue présidente de l’AIPB

Stéphanie Verrier lors du Congrès Ufipa 2019 (©Pyc Média)

Lors du Congrès Ufipa 2019, qui s’est déroulé les 13 et 14 juin 2019 à Antibes, l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB) a tenu son assemblée générale. A cette occasion, Stéphanie Verrier, présidente de Trodat France, a été élue présidente de l’association. Elle succède à Christophe Le Boulicaut de Stabilo pour un mandat de deux ans.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter à la présidence de l’AIPB ?
Ce qui m’a motivée, c’est l’engagement ! Être engagée auprès de la profession, représenter les adhérents de l’AIPB. Je travaille chez Trodat depuis 20 ans donc je connais les métiers et le marché de la fourniture de bureau. Trodat adhère à l’AIPB depuis de nombreuses années, or en tant que présidente de la société depuis 5 ans, je représente Trodat à l’AIPB. Il y a 2 ans j’ai souhaité m’engager davantage en rejoignant le bureau. Aujourd’hui, j’ai proposé ma candidature car je suis convaincue qu’il reste beaucoup d’actions à mener pour les fabricants et les industriels du bureau.

Notamment s’adapter aux nouveaux usages des consommateurs ?
Effectivement les enjeux sont réels parce que la société, les consommateurs, les utilisateurs, changent, et vont continuer d’évoluer. Par exemple les jeunes sont résolument positionnés sur des achats écologiques, sur la responsabilité sociétale, le made in France, etc. Ce sera très intéressant de travailler ensemble pour trouver des solutions et répondre aux besoins de ces utilisateurs, tout en modernisant notre propos, en essayant de sortir des sentiers battus pour être encore plus dynamiques dans nos projets.

Vous insistez aussi sur l’humain dans la profession.
J’ai bien écouté toutes les conférences auxquelles nous avons assisté dernièrement sur l’intelligence artificielle, l’algorithme, les datas, les rapports entre l’homme et la machine. C’est le cours des choses mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un équilibre à trouver pour ne pas déshumaniser nos professions. Pendant ma présidence de l’AIPB, je veux prouver qu’ensemble, nous pouvons avancer grâce aux rapports humains. Nous sommes 41 sociétés très différentes, chaque industriel ayant ses spécificités, ses problématiques. Découvrir tous ces industriels, faire que chacun se connaisse mieux pour les fédérer, créer une forme de communauté est aussi un moteur important pour moi. Les échanges d’expériences sont essentiels, en plus de l’information relative aux lois et réglementations. C’est le rôle de l’AIPB de développer des projets comme les études de marché, les plénières, le service juridique, etc. Nous devons apporter toujours plus de contenus pour enrichir le dialogue au sein de l’association, renforcer notre efficacité, notre communication, et donc notre pouvoir.

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