Reprise d’Arjowiggins Creative Papers en MBO

Le 2 octobre 2019, la direction d’Arjowiggins Creative Papers annonçait la finalisation du rachat des activités de l’entreprise par un MBO, ou Management buy out (reprise par un groupe de directeurs d’Arjowiggins Creative Papers), en collaboration avec Scottish Enterprise, l’agence nationale de développement économique de l’Écosse, et avec le soutien de clients stratégiques. L’opération a été validée par le Tribunal de commerce de Nanterre.
La marque Arjowiggins survivra ainsi à la liquidation judiciaire de Sequana, anciennement propriétaire d’Arjowiggins. « La nouvelle entité Arjowiggins Group Ltd sera gérée par une équipe de direction de huit personnes expérimentées sous la direction du directeur général actuel, Jonathan Mitchell », précise le communiqué. Cette opération permet de sauvegarder quatre usines et plus de 800 emplois dans le monde dans le cadre de la fabrication de papiers de création, calques, documents de sécurité, etc. Les sites de production concernés sont Stoneywood en Écosse (ouvert en 1770), Chartham au Royaume-Uni (né en 1738), Guarro Casas en Espagne (créé en 1698) et Suzhou en Chine. Le siège de la holding sera situé en Écosse mais l’opérationnel restera en France puisque cinq des huit directeurs sont basés dans l’Hexagone. Justement, en France, 47 emplois (75% des effectifs) sont conservés à Voiron (R&D, supply chain), Annonay (service client) et Boulogne-Billancourt (direction, marketing et administration).

Que deviennent les sites de production français ?
En France, la situation des unités de production Arjowiggins est sinistrée. Malgré tous les efforts des salariés et du directeur de l’usine de Bessé-sur-Braye pour trouver un investisseur privé pour la reprise du site, le tribunal de commerce de Nanterre a placé l’entreprise en liquidation judiciaire le vendredi 29 mars 2019 (lire notre article). Les deux autres unités de production Arjowiggins, les usines du Bourray à Saint-Mars-la-Brière (270 salariés) et Greenfield à Château-Thierry (75 salariés) ont fait l’objet de reprises partielles, notamment par l’entreprise sarthoise CGMP, spécialisée dans les articles en papier pour les arts de la table. 800 emplois ont été supprimés, dont près de 600 à Bessé-sur-Bray. Deux ventes aux enchères des papiers en stock ont été organisées à Bessé et Saint-Mars les 2 et 9 octobre 2019.

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