Coût des matières premières : l’Ufipa alerte les acheteurs publics et privés

Gommes nécessaires à la fabrication des porte-mines Bic Matic. ©Pyc Media

Le 18 novembre 2021, l’Union de la filière papetière (Ufipa) a diffusé un communiqué pour alerter les acheteurs publics et privés sur la flambée des prix des matières premières. L’association, qui réunit industriels et distributeurs de la papeterie et du bureau, « appelle à renégocier les contrats pour tenir compte de ces hausses et aménager les délais d’exécution. L’objectif : ne pas pénaliser toute une filière mais aussi les clients finaux. »
En effet, sur des produits à faible marge comme les fournitures scolaires et de bureau, l’explosion des tarifs des matières premières impacte profondément le coût de revient. Pour mémoire, le prix de la pâte à papier a augmenté de 60% entre septembre 2020 et septembre 2021, le polyéthylène a pris 67%, l’aluminium 57% et le carton 30%. Il faut ajouter à cela le coût du transport qui a plus que triplé et l’inflation du prix de l’énergie. Pour l’Ufipa, les clauses de révision des prix des contrats existants, généralement plafonnées entre 2,5 et 3,5%, ne permettent pas d’absorber la hausse du coût de production. De plus, avec l’allongement des délais de livraison, les fabricants sont soumis à des pénalités de retard qui aggravent leurs difficultés. L’association professionnelle plaide donc pour l’ouverture du dialogue entre industriels et acheteurs. Elle rappelle également qu’en juillet, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance a publié une circulaire invitant les acheteurs publics à aménager les délais d’exécution, à respecter les délais de paiement et à actualiser la clause de révision des prix. Des recommandations que l’Ufipa souhaiterait voir s’appliquer dans le public comme dans le privé afin de sauvegarder la filière de la papeterie et de la fourniture de bureau.

Aujourd’hui il est nécessaire de préserver l’équilibre dans les relations commerciales, en tenant compte des indicateurs sur les différentes familles de produits concernés et de maintenir ainsi l’économie de toute une filière. »
Laurent Proy, président de l’Ufipa

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