Congrès Ufipa 2019 : créer de la valeur pour les fabricants, les distributeurs et les utilisateurs

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Au Beachcomber French Riviera d’Antibes Sophia-Antipolis, les 13 et 14 juin, le congrès annuel de l’Ufipa a réuni environ 160 représentants des fabricants et distributeurs de produits de papeterie. Le 13 juin, les entreprises adhérentes de l’association ont participé à l’assemblée générale. Le comité directeur a ainsi été renouvelé. Le collège distributeurs est composé d’Adveo, de Codip’A, de Fiducial Bureautique, du groupe OBE et de Top Office, respectivement représentés par Philippe Guillotin, Perrine Castagnet, Jean-Yves Sebaoun, Christian Bachmann et Isabelle Hiolle. Bic, Hamelin, Maped, Stabilo et Staedtler constituent le collège fabricants, représentés par Jean Codarini, Martial Ardant, Antoine Lacroix, Christophe Le Boulicaut et Maya Oiknine.

Embrasser le changement
Le président de l’Ufipa, Jean Codarini pour Bic, a ensuite ouvert ce congrès constatant l’évolution de l’ensemble de nos sociétés. « Face au monde qui change, que faire ? Ignorer le changement  ne fonctionne pas, s’y opposer ne marche pas non plus, se soumettre n’est pas une option… La meilleure alternative est d’embrasser ces changements, même si ils font peur, et d’y participer », a déclaré Jean Codarini, invitant les adhérents à ne pas regarder les distributeurs émergents « avec colère mais avec envie car leur influence montre que nous n’avons pas répondu à l’ensemble des besoins des utilisateurs. » Il a ensuite détaillé les actions de l’association cette année, notamment la signature d’un partenariat avec PBS pour la mise en œuvre de la nomenclature E-Class (lire notre article). D’ici 2020, l’Ufipa entend rester en mouvement avec des études filière plus nombreuses, un nouveau site web, un centre d’informations et des opérations de promotion de la profession. « Il faut savoir se moderniser tout en défendant nos valeurs humaines : accueil, conseil, expérience client », a conclu le président.

Travailler avec l’IA?
L’économiste Daniel Cohen a pris le relai sur scène avec une intervention sur les promesses et menaces de la société algorithmique. Après un rappel des grandes révolutions économiques du siècle dernier, il a affirmé que la solution à la question de la croissance était aujourd’hui la transformation de l’humain en un ensemble de données qui peuvent être utilisées à distance par l’algorithme: « L’homme reste le produit mais la personne est dématérialisée. L’intelligence artificielle peut donc s’occuper de plusieurs personnes en même temps, permettant des économies d’échelles et donc la croissance. » Daniel Cohen a ainsi suggéré que chaque étudiant soit désormais formé au travail en complémentarité avec l’IA. Le déjeuner a été suivi de l’intervention de l’entrepreneur Bertrand Fredenucci qui a révélé quelques secrets de management des start-ups innovantes pour inspirer les chef d’entreprises présents dans la salle.

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Les achats de fournitures de bureau
Les adhérents présents ont ensuite pu profité d’une séance de réseautage sous le soleil des Alpes-Maritimes, ou d’activités sportives (pétanque, tennis, paddle), avant la traditionnelle soirée de gala. Le lendemain matin, l’AIPB organisait aussi son assemblée générale, et a élu sa nouvelle présidente, Stéphanie Verrier de Trodat France (lire notre article). Puis Harris Interactive a dévoilé les résultats de son étude sur les achats de fournitures de bureau. Sans surprise, les décisionnaires exclusifs et passeurs de commandes exclusifs sont majoritaires dans les grandes entreprises, alors que les postes hybrides décisionnaire et passeur de commandes sont davantage sollicités par les petites structures. Le nombre moyen de commandes est de 11 par an, principalement chez des vendeurs spécialistes du bureau (76%) et en points de vente (54%). Sur un budget annuel de 53 068 euros pour l’équipement du bureau, les fournitures constituent un budget de 13 455 euros en moyenne. De nouveau sans surprise, la qualité, la rapidité de livraison et les prix compétitifs sont les facteurs clés dans ces achats.

Le marché en 2018
Une deuxième série de chiffres a été exposée par Laurent Frelat pour Xerfi – I+C. L’enquête de conjoncture de la filière relève un chiffre d’affaires 2018 de 5,707 milliards d’euros, en baisse de 1%. Le marché professionnel est estimé à 3,155 milliards d’euros (-1%) quand le marché particulier se monte à 1,937 milliards (-1,5%). Les familles de produits les plus touchées par la baisse sont les consommables informatiques, les enveloppes, le classement, la carterie et les accessoires scolaires. Le mobilier continue de performer.

Du côté des canaux de distribution, les fournituristes et spécialistes du bureau mènent la danse avec 37,5% (-1,5%) de parts de marché, suivis de la GSA (20%, -5,5%), les détaillants (15%, +0,5%), les superstores (11,5%, +3%), la VAD (6,5%, +3%), les prestataires et vente directe (5%, -5%), les pure players (2,5%, +20%) et les autres distributeurs (2%, -6,5%). Chez les détaillants, les indépendants représentent 59% du marché (-2,5%), les enseignes 20,5% (+9,5%), les spécialistes culturels 10,5% (-1,5%) et les spécialistes beaux-arts 10% (+2%). L’Ufipa a également annoncé que cette étude de conjoncture serait désormais opérée par GfK.
Jean Codarini a finalement clôturé le Congrès Ufipa 2019 en rappelant une nouvelle fois qu’il fallait trouver des solutions pour créer de la valeur, chez les fabricants comme chez les distributeurs, même sur un marché en recul, pour générer de la croissance.

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