Bic tire le bilan de l’année 2018 et regarde vers 2022

Le 13 février 2019, le groupe Bic publiait ses résultats pour le dernier trimestre 2018 et l’ensemble de l’année. Les trois derniers mois de 2018, le chiffre d’affaires de Bic s’élève à 511 millions d’euros, en progression de 5,4%. Les revenus du groupe pour l’année montent ainsi à 1,95 milliards d’euros, en hausse de 1,5%. Le résultat financier net du groupe est de 2,8 millions d’euros.

La papeterie à peu près stable
La branche papeterie de Bic enregistre 170,4 millions d’euros au quatrième trimestre, soit + 0,6 % à taux de change constants. L’exercice 2018 atteint ainsi 771,9 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit – 4 % en publié mais + 1,2 % à taux de change constants (804,2 millions d’euros en 2017). Si les volumes se sont maintenus, l’Europe reste peu dynamique. La rentrée scolaire a toutefois été performante en France et au Royaume-Uni. En Amérique du Nord, les ventes affichent + 5 %, de nouveau grâce au Gelocity lors de la rentrée scolaire. Le e-commerce constitue aussi un axe majeur de développement du CA. En Amérique latine, le Mexique est solides tandis que l’année a été difficile au Brésil. La région Moyen-Orient et Afrique est stable avec un taux de croissance positif en Afrique du Sud.

Bic à l’horizon 2022
Suite à un audit lancé en décembre 2018, Bic annonce les premières étapes de son plan stratégique Bic 2022 – Invent the future. Le but ? « Augmenter l’efficacité de toute l’organisation afin d’accélérer l’innovation, tant dans nos produits que dans nos process, d’accompagner une stratégie plus orientée vers le consommateur et faciliter la trajectoire de croissance de Bic », explique Gonzalve Bic, directeur général du groupe. Quatre piliers formeront cette nouvelle stratégie à l’horizon 2022 : efficacité de la production avec un modèle plus responsable, global, flexible et rentable pour réaliser au moins 20 millions d’euros d’économies ; innovation en améliorant la connaissance du consommateur et en accélérant le rythme des lancements de produits, avec un objectif de 20% de brevets déposés en plus chaque année ; des marques orientées vers le consommateur pour davantage interagir avec les utilisateurs (interaction directe avec au moins 20% des utilisateurs) ; distribution omnicanale afin de générer de la croissance en atteignant 10% de CA sur le web. Pour répondre à ces défis, un comité exécutif est constitué pour déterminer les ambitions à long terme de Bic. Il réunit notamment Thomas Brette (papeterie et rasoirs), Peter Dalsberg (supply chain), Benoit Marotte (service commercial), François-Clément Grandcourt (briquets), Jim DiPietro (service financier), Alison James (ressources humaines).

Pour rappel, après la vente de Bic Sport début janvier 2019, Bic prévoit de fermer son unité de production Bic Ecriture 2000 de Vannes, nouvelle qui avait déclenché un mouvement de grève chez les 33 salariés du site. Le 25 janvier, le travail reprenait à Vannes grâce à un accord : une prime de 1 000 euros pour la poursuite de l’activité et une prime supra légale. Des négociations seraient cependant toujours en cours pour trouver un accord majoritaire d’ici la fermeture de l’usine prévue en juillet.

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