Arjowiggins : Bessé-sur-Braye placé en liquidation judiciaire

Malgré tous les efforts des salariés et du directeur de l’usine de Bessé-sur-Braye pour trouver un investisseur privé pour boucler le projet de reprise de leur entreprise, le tribunal de commerce de Nanterre l’a placée en liquidation judiciaire ce vendredi 29 mars 2019. Prêt de 600 emplois sont en jeu – Arjowiggins était un des plus gros employeurs de la région. L’Etat pouvait investir 20 millions d’euros mais la sauvegarde du site dépendait de fonds privés équivalents nécessaires pour répondre à la réglementation européenne. La somme n’a pas pu être réunie en trois jours (lire notre article).
Selon nos confrères de Franceinfo, les deux autres unités de production Arjowiggins, les usines du Bourray (Saint-Mars-la-Brière – 270 salariés) et Greenfield (Château-Thierry – 75 salariés) feraient l’objet de reprises partielles, notamment par l’entreprise sarthoise CGMP, spécialisée dans les articles en papier pour les arts de la table.

Rappel des faits
En juillet 2018, le groupe Sequana (aujourd’hui en redressement judiciaire) entrait en négociation avec Fineska pour la cession d’Arjowiggins Graphic et Arjowiggins Creative Papers. Objectif : céder son outil de production pour se concentrer sur la distribution avec Antalis. En janvier 2019, après l’abandon d’un projet de rachat par l’entreprise néerlandaise, le groupe demandait la mise en redressement judiciaire des filiales françaises d’Arjowiggins, entités qui exploitaient les trois sites industriels. Au cours du processus judiciaire, l’offre de reprise du groupe scandinave Lessebo Papers paraissait la plus avancée mais après plusieurs reports, l’investisseur a abandonné le projet.

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