4 Questions à Loïc Mignotte, président de la Fédération Eben

En juin 2018, Loïc Mignotte prenait la présidence de la Fédération Eben. Ce professionnel de l’IT revient sur ses motivations pour accéder à ce poste, et les actions qu’il souhaite développer pendant son mandat.

Comment avez-vous été amené à vous engager dans des instances professionnelles comme Eben ?
En 2011 j’ai racheté une entreprise, AID Computers, dont le dirigeant était déjà un adhérent actif de la FEB, organisation qui a précédé Eben. Je considérais que cet engagement avait de la valeur alors j’ai pris sa suite. Le contact avec mes pairs dans la profession était enrichissant et les échanges avec d’autres chefs d’entreprise très productifs. J’ai ainsi été nommé administrateur de la Fédération Eben il y a 6 ans, puis président de la commission Informatique, et membre du bureau.

Vous succédez à André Vidal, comment reprendre le flambeau d’une personnalité aussi emblématique pour la profession ?
Il y a une relation affective évidente entre André Vidal et les adhérents, il est le papa d’Eben. Il souhaitait quitter la présidence car il voulait laisser vivre son œuvre, et que certains métiers soient davantage intégrés au sein de la fédération. Je côtoyais André depuis plusieurs années et il m’a proposé de prendre le relai assez naturellement – il fallait quelqu’un qui connaisse bien la fédération en interne. Je lui succède donc avec son assentiment et surtout avec son accompagnement puisqu’il reste à mes côtés en qualité de président fondateur et trésorier.

Quels sont vos chantiers pendant votre mandat?
Le premier chantier est d’augmenter la visibilité d’Eben auprès de ses adhérents. Nous en avons 2000 au total. Un noyau dur connait très bien les services de la fédération, notamment les groupes nationaux qui sont particulièrement représentés dans nos commissions, mais les indépendants moins. Or Eben met beaucoup d’outils à leur disposition, qui sont parfois sous-utilisés.
Un deuxième enjeu est le recrutement de nouveaux adhérents. Notre représentativité est très forte dans certains métiers, mais la fédération est encore relativement peu implantée dans d’autres. C’est le cas dans l’informatique et les télécoms, secteurs dans lesquels nous allons mener des actions dans ce sens.
Nous avons aussi une quinzaine d’autres chantiers: l’accompagnement dans la digitalisation, la dématérialisation des factures, la gestion des cyber-risques, mais aussi l’élaboration d’un référentiel recensant les fournitures de bureau avec l’AIPB, une opération pour redorer l’image du papier, l’interdépendance des contrats dans l’impression, etc.

La Fédération Eben réunit plusieurs métiers au sein de cinq commissions. Comment gérez-vous les particularités de chacun?
Certains enjeux sont communs à toutes les entreprises, les questions sociales et réglementaires par exemple, qui sont adressés de manière commune avec la commission sociale qui négocie la convention collective pour l’ensemble de nos métiers. Pour les problématiques spécifiques à chaque filière, je m’appuie sur les présidents de commissions; directement issus des métiers, ils sont des spécialistes de leurs sujets.

Article initialement paru dans Le Papetier de France n°831, Octobre 2018.

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